Saisons du voyage

Saisons du voyage

Cédric Gras

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  • par (Libraire)
    26 septembre 2018

    Cédric Gras est un grand voyageur. Dans sa jeunesse, il a parcouru le monde, en allant vers l’Est, vers l’Eurasie, le Tibet, la Mongolie, les Andes… Étudiant en géographie, il s’ennuyait, alors il est parti, non pas "voyager", mais habiter ailleurs, s’incruster dans un lieu, apprendre la langue, rencontrer les gens. Car au 21e siècle, il n’y a plus rien à explorer, aucune terre inconnue. Alors, qu’est-ce que voyager ? Où aller ? Dans des endroits où les autres ne vont pas, en évitant "les incontournables, les tropismes communs, Ushuaïa, la vallée du Khumbu". En faisant le pas de côté, aller "dans le blanc des cartes touristiques", là où, selon les agences de tourisme, il n’y a rien à voir, où on vous demande pourquoi vous n’êtes "pas plutôt à la ville voisine", ce que vous faites là, où il n’y a rien à faire, rien à photographier, rien à enregistrer. Le voyage d’aujourd’hui, c’est "Lire le monde, partout, quel que soit ce qu’il nous raconte, observer les yeux grands ouverts".
    Ce récit de voyage et les réflexions qui l’accompagnent sont le récit d’un vagabond, de quelqu’un qui "aime la route". Il est servi par une écriture raffinée et il faut le lire avec attention. C’est le récit d’un voyageur qui marche dans le présent, pas dans l’histoire des pays, des personnages célèbres ou des monuments, ni dans l’espoir de découvrir de l’inconnu. Cédric Gras voyage pour voyager, en souhaitant "avoir plus de motifs d’être sur la route. Car ce qu’on aime avant tout, c’est précisément la route".
    Ce récit plaira grandement aux amoureux du voyages, aux globe-trotters, aux randonneurs, aux marcheurs des longues routes, et à bien d’autres qui veulent voir le monde...


  • par (Libraire)
    26 mai 2018

    Coup de coeur de Gilbert

    Bien sûr, comme chez tous les écrivains voyageurs, les paysages sont bien là mais chez Cédric Gras, il me semble que c'est l'âme de ces gens rencontrés qui le motive.
    Comment découvrir la profondeur des êtres au fond d'une yourte en buvant une boisson...étrange!et en ne parlant aucune des langues connues d'eux/
    Poétique, profond, cela change des baroudeurs!
    Gilbert


  • par (Libraire)
    16 mai 2018

    Pérégrinations en Eurasie

    Comment voyager aujourd'hui alors que toutes les terres ont été balisées par l'Homme ? Est-il encore possible de sortir des sentiers battus ? Voila quelques réflexions intéressantes que pose Cédric Gras dans ce récit qui alterne souvenirs de voyages et essai sur le devenir de cette pratique particulière qu'est le tourisme. Nous partons à la découverte du Tibet, des plaines de Mongolie et des montagnes d'Europe et d'Asie à travers les pérégrinations de ce voyageur infatigable. Avant tout, il nous invite à rencontrer les peuples qui habitent ces régions reculées. C'est un bol d'air frais agréable et salutaire qui donne envie de partir sur ses pas, à la découverte de ce continent magnifique qu'est l'Eurasie.


  • par (Libraire)
    7 mai 2018

    L'auteur (et sa belle écriture) nous offre au travers de quelques contrées parcourues une réflexion sur le fait de voyager.
    Voyages rêvés, mais on sent poindre la déception et la mélancolie devant la transformation des paysages (et des populations ?) engloutis dans le tourisme de masse.


  • 3 mai 2018

    Réflexions sur le voyage aujourd'hui

    Je découvre l'auteur avec ce récit de voyage, je ne savais rien de lui avant de commencer. Ce n'est pas un récit chronologique, mais un mélange de continents, de pays, d'impressions dans le désordre. L'auteur a une vingtaine d'années quand il part et il a l'impression qu'il est né trop tard, que tout a été exploré avant lui et qu'il ne reste plus guère d'aventures inédites sur cette planète, le tourisme a tout envahi.
    Il se prend néanmoins de passion pour l'Eurasie, nous emmène au Kosovo, en Albanie, dans les Andes, en Islande, en Sibérie etc .. Il prend parfois des risques inconsidérés, il ne sait pas vraiment ce qui le pousse. Après quelques années d'itinérance tous azimuts, il ressent le manque de véritables contacts avec les populations, qu'il attribue à l'absence d'une langue commune. Il se fixe quelque temps en Russie, apprend le russe et développe une connaissance plus approfondie des lieux où il se rend.
    Ce que j'ai le plus apprécié, ce sont les réflexions de l'auteur sur ce qu'est le voyage aujourd'hui, ce que l'on peut encore en attendre à une époque de mutations constantes et rapides. Je suis toutefois restée à distance du récit, peut-être à cause d'un désenchantement assez marqué de l'auteur. Je n'ai pas réussi à cerner ce qui le motivait vraiment.