Anniversaire - Montauban Ville d'Art et d'Histoire - 20 ans

Anniversaire - Montauban Ville d'Art et d'Histoire - 20 ans

VISITER MONTAUBAN

Montauban occupe une place originale dans l’histoire urbaine de la France. Née de la volonté du comte de Toulouse en 1144, la cité peut être considérée comme la première des villes neuves du Midi médiéval. Son plan géométrique, avec au centre du damier une case réservée à la place du marché, aujourd’hui place Nationale, servira aux siècles suivants de modèle pour les fondateurs de bastides.

« Ville rose », comme Toulouse ou Albi, elle conserve de l’époque gothique quelques-unes des plus belles réussites de l’architecture de brique, le Pont-Vieux sur le Tarn, le clocher de Saint-Jacques ou la salle du Prince Noir.

Après la soumission de Montauban, l’ancienne place de sûreté protestante, en 1629, la Contre-Réforme catholique s’accompagne d’une fièvre de construction sans précédent. Les nouveaux bâtiments religieux – couvents, collège des Jésuites, palais épiscopal, cathédrale – transforment le paysage monumental, un paysage profondément marqué par le classicisme. Au rôle de l’Église s’ajoute celui des intendants d’Ancien Régime, dans le domaine de l’urbanisme surtout.

Et le chef-lieu du Tarn-et-Garonne, département créé par Napoléon en 1808, peut s’enorgueillir d’avoir donné le jour à deux géants de l’art, le peintre Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle.


MONTAUBAN : LE GUIDE, musées, monuments, promenades

musées, monuments, promenades

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Éditions Du Patrimoine

12,00

MONTAUBAN, LE GUIDE

Ouvrage collectif

• Une visite de « la plus rose des villes roses » et de son remarquable patrimoine architectural le long de six itinéraires commentés.

• Pour accompagner des promenades réussies, un guide de visite complet et documenté avec des notices concises, des cartes détaillées et des encadrés sur les lieux phares.

Fondée au xiie siècle, Montauban conserve, en son centre historique, son plan originel en damier, ainsi que des merveilles de l’architecture de brique médiévale : le Pont-Vieux sur le Tarn et l’église Saint-Jacques avec son clocher octogonal. Aux xviie et xviiie siècles, période d’apogée économique après la tourmente des guerres de religion, une fièvre de reconstruction voit émerger des bâtiments civils et de nombreux édifices religieux, dont l’imposante cathédrale de pierre, qui expriment à la fois la prospérité et la reconquête catholique et royale. De cette période faste, la ville conserve une unité marquée par le classicisme. Montauban est aussi la ville natale de Jean Auguste Dominique Ingres et d’Antoine Bourdelle, dont les œuvres sont exposées au musée Ingres.

16 auteurs, tous très impliqués localement, ont collaboré à la rédaction de ce guide : animateur du patrimoine, guides-conférenciers, historiens et historiens de l’art, conservateurs des musées et de la bibliothèque municipale.


Ainsi soit Olympe de Gouges, la

la "Déclaration des droits de la femme" et autres textes politiques

Le Livre de Poche

6,90

« Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question. Tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? » Parce qu’en 1791 elle est la première en France à formuler une Déclaration des droits de la femme qui pose le principe de l’égalité des deux sexes, parce qu’elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle, et qu’elle a réclamé, notamment, le droit au divorce et à l’union libre, Marie Goze, dite Olympe de Gouges, monte sur l’échafaud en 1793. L’auteure d’Ainsi soit-elle et de La Touche étoile rend hommage à celle qui demeure une pionnière, la première féministe moderne.

Benoîte Groult réhabilite la femme, la sort de l’oubli, replace la féministe dans l’histoire de ce combat. Un combat qui reste à mener. Valérie Trierweiler, Paris-Match.


Révélations / trésors cachés du Musée Ingres
25,00

Révélations
invite à découvrir des collections oubliées qui ont, depuis plusieurs

décennies, gagné les étagères des réserves ou qui n’ont jamais été présentées au

public.
Ces collections témoignent du goût des amateurs d’art à la fin du
xix
e

siècle

pour l’Orient. Parmi ces amateurs, Armand Cambon, exécuteur testamentaire

d’Ingres et premier directeur du musée de Montauban, acquiert pour la Ville plus

de 600 objets extrême-orientaux et proche-orientaux qui formeront son projet de

musée des arts décoratifs.
Armand Cambon se charge par ailleurs d’apporter à Montauban la magnifique

donation faite par le maître à sa ville natale. Il prend à l’atelier – outre les

tableaux, les dessins, les collections – tout ce qui peut servir aux jeunes artistes

montalbanais. Se trouvent ainsi, dans les réserves du musée, les plus beaux livres

de la bibliothèque d’Ingres et surtout un surprenant ensemble de 57 portefeuilles

remplis de calques, de gravures, de dessins, et même de photographies. Il s’agit

de la documentation réunie par Ingres, depuis son premier séjour à Rome et

constamment enrichie au fil des années. Le choix présenté ici pour la première

fois montre la curiosité universelle d’Ingres qui compose là une encyclopédie personnelle,

un musée de papier, du Moyen Âge à la Renaissance, des caricatures de

journaux aux chefs-d’oeuvre de son cher Raphaël. Ces 57 portefeuilles sont bien

plus que sa « documentation » : conçus par lui, et pour lui-seul, ils constituent

peut-être l’oeuvre d’Ingres la plus inattendue et la plus moderne que conserve

aujourd’hui son musée.
Révélations
présente 15 de ces portefeuilles et près de 80 objets les plus divers

choisis dans ce
t océan de merveilles inconnues.


Écrits et propos sur l'art

Ingres a laissé un ensemble d’écrits et de propos, rédigés ou recueillis au fil des circonstances, qui constituent un précieux témoignage de sa pensée artistique et de sa personnalité. Il y exprime ses « bonnes doctrines » avec une foi ardente et ce ton tour à tour impérieux, naïf ou batailleur qui le caractérise.

Élève de David, Ingres se conforme à la tradition d’un art classique idéaliste, fondé sur l’imitation des Anciens, le primat de la peinture d’histoire et du dessin sur la couleur. Dès ses débuts, cependant, il renouvelle et subvertit cette tradition en se référant non au « beau idéal », mais à une conception personnelle de la beauté, nourrie de références nouvelles (notamment à l’art de la Renaissance italienne) et surtout inspirée de l’étude éblouie des formes vivantes. Ces textes permettent de suivre la complexité d’une pensée partagée entre la tentation doctrinale et la vivante réflexion issue de la pratique. Ils sont assortis de commentaires critiques dus à Baudelaire, Théophile Silvestre ou André Lhote, tour à tour virulents ou admiratifs, mais toujours éclairants.

Un ouvrage de référence, indispensable à la compréhension d’un maître qui est à la fois un symbole du classicisme et, paradoxalement, une figure tutélaire de la modernité.