Caroline B.

UNE HISTOIRE POPULAIRE DU FOOTBALL

Correia Mickael

La Découverte

14,00
par (Libraire)
26 juin 2020

LA OLA POUR CORREIA

Le football vu autrement qu'à travers les frasques des joueurs, des scandales de la F.I.F.A : on applaudit
Le football par le prisme de celles et ceux qui le pratiquent dans l'anonymat des petits clubs de quartiers, d'usines.
Passionnant, surprenant, instructif : vaut largement ses quatre étoiles.

Aude S.

LE SANG NE SUFFIT PAS

Éditions Gallmeister

23,00
par (Libraire)
24 juin 2020

L'histoire se déroule dans l'Ouest de la Virginie, lors de l'hiver 1748 où il gèle à pierre fendre. Le froid, donc, mais aussi la faim, les loups, les ours et les indiens vont faire ressortir ce qu'il y a de plus noir, de plus vil, de plus sauvage chez les colons. Car quand il s'agit de survivre, on peut s'attendre à tout. La fin justifie les moyens.

Et c'est dans cette ambiance glaciale et désolée que nous allons suivre la destinée de quelques personnages, notamment Della, métisse enceinte et dont l'enfant a été promis au chef de la tribu Shawnee en signe d'apaisement. Oui mais voilà, Della va refuser, s'enfuir et mettre ainsi en danger tout le village. Elle va ainsi rencontrer Reathel, un homme solitaire qui erre depuis des mois flanqué d'un énorme chien. Ensemble, ils vont devoir affronter le froid, la faim, les bêtes et les hommes missionnés pour ramener le bébé de Della au village.

Imaginez maintenant une langue riche, sublime, qui décrit aussi bien la magnificence et la sauvagerie de la nature que les actes les plus abjects mais aussi les plus touchants de l'être humain.
Certains paragraphes étaient tellement beaux que je me les lisais à voix haute, juste pour en goûter la saveur.

« Il se précipita à leur suite dans les profondeurs de la forêt, croassant leurs noms. Il trouva leurs empreintes de pas, la neige gravée de runes. »

Enfin voilà, c'est le genre de roman qu'on termine en se disant « voilà, c'est pour faire des découvertes comme ça que l'on fait ce métier ».

Fred L.

Là-bas
par (Libraire)
9 juin 2020

C'est l'histoire d'un petit garçon qui traverse la mer, à bord de sa petite barque. Il a pris avec lui une couverture pour se protéger, une gourde pour se désaltérer, un livre pour s'évader et une tasse pleine de sa terre natale pour ne pas oublier. Au gré des tempêtes et des dangers, il arrive sur une île et y plante le petit arbuste qui a miraculeusement germé dans la tasse. Comme un symbole de ses racines, fondations sur lesquelles il va bâtir son nouveau chez lui.
Un texte épuré qui parle de déracinement et d'espoir d'une vie nouvelle. De superbes illustrations qui magnifient la nature et la mer. Un voyage empreint de délicatesse, de légèreté et de poésie. Un message d'espoir pour un monde meilleur.
Une pure merveille, un enchantement pour les yeux et l'esprit!

Sophie I.

Oxygène

Arlidge, M.J.

Les Escales Éditions

21,90
par (Libraire)
9 juin 2020

Nous retrouvons toujours la même enquêtrice Helen Grace meilleure de sa brigade qui, cette fois-ci, va être confrontée à un terrible dilemme. Elle connaît de près ou de loin toutes les victimes. Il reste à penser que le tueur joue avec ses nerfs. Helen doit-elle confesser à ses supérieurs hiérarchiques sa double vie avec toutes ses zones d’ombre ou doit-elle continuer à mentir pour ne pas qu’on lui retire cette enquête. Ce qui est sur, c’est qu’elle peut compter sur une amitié indéfectible de son adjointe, la fidèle Charlie. Par contre, ce n’est pas le cas de son autre coéquipière Sanderson qui rêve que d’une chose, lui prendre sa place.

Les romans de cet auteur sont toujours rondement menés, ne manquent pas de souffle avec un rythme toujours autant effréné.

A découvrir absolument.

Laurence C.

Born to run : né pour courir
par (Libraire)
9 juin 2020

"Pourquoi ai-je tout le temps mal aux pieds quand je cours ?"
Celui qui se pose cette question est Christopher McDougall, un journaliste de renom travaillant pour les plus grands magazines américains tels que Esquire, The New-York Times Magazine ou Men's Health. Il est aussi un coureur de longues distances.
Mais voilà, comme la plupart des coureurs, il se blesse régulièrement. Et quand ce ne sont pas les pieds, ce sont les genoux, ou bien les hanches, ...
Ce n'est pas faute d'avoir des chaussures compensées, un équipement de plus en plus sophistiqué. Non, décidément, on dirait bien que la course à pied n'est pas faite pour les Hommes.
Jusqu'à ce qu'il entende parler d'un peuple mystérieux qui vit caché au fond des Copper Canyons au Mexique : les Tarahumaras. Il se raconte que les membres de cette tribu (des plus jeunes aux plus âgés) sont capables de courir des distances incroyables (allant même jusqu'à 400 ou 500 kms) quasi d'une traite. Ils courraient pieds nus ou chaussés de sandales rudimentaires sur des terrains impraticables et ne s'alimenteraient presque que de maïs, de haricots et de graines de chia.
C'en est trop. Christopher McDougall doit aller vérifier en personne si ces êtres légendaires sont réels.

Ce livre est un de ceux qui m'ont le plus marqué ces dix dernières années. Récit d'aventures, essai ethnologique, manifeste écologique, traité de philosophie de vie, ode au sport dans ce qu'il a de plus noble et de plus pur.

Frédéric L.